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Descriptif technique des armes dites "non-létales"

Le deuxième article de ce focus sur les armes à létalité réduite se propose de décrire ces armes. Après un petit historique, un détail des caractéristiques techniques accompagnera une liste de victimes pour les principales armes utilisées par les forces de l’ordres françaises.

Le Flash-Ball

A tout seigneur tout honneur ! Il paraissait impensable de ne pas commencer cet article par la star des armes à létalité réduite : le Flash-ball. Cette arme sort tout droit de la tête de Pierre Richert, d’abord à destination des commerçants. Suite à la flambée de meurtres racistes dans les années 80/90 de cette catégorie de la population, il imagine un fusil de chasse à canon scié tirant des balles en plastique, le Flash-ball naît ! Après plusieurs discussions, la police se laisse séduire. La police, mais surtout son ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, qui par une intense communication médiatique et politique va convaincre services, ministères et journalistes que l’avenir de la police se trouve dans le Flash-ball.

Verney-Carron professionnalise l’arme de Richert. Le premier vrai modèle (les différents ministères de l’intérieur effectuèrent des tests sur les BAC dans les années 90, rien de bien concluant) se nomme "Super Pro" et apparaît en 2002. Il s’agit d’un pistolet à double canon de 44 millimètres d’un poids de 1.55 kilogrammes et long de 33 centimètres, éjectant des petites balles en caoutchouc de 44 millimètres de diamètre et de 28 grammes grâce à une cartouche de calibre 12 à une puissance de 200 joules, tout de même l’équivalent d’un magnum .38 spécial. Pour l’anecdote, les petites balles, elles, viennent d’un fabricant de jouets taïwanais. Parfait pour les policiers, notamment ceux de la BAC, cette arme ne nécessite qu’une formation d’une journée, où aucun policier n’est recalé. Un seul petit hic : sa précision, il faut compter une marge d’erreur de 60 centimètres à portée optimale, soit 5 mètres.
Dès les premières utilisations, évidemment les premiers blessés arrivent. Côtes fracturées, yeux crevés, mâchoires brisées, ces mutilations témoignent d’avec quelle légèreté les forces de l’ordre opèrent sur le terrain quand elles utilisent le Flash-ball.
Mais ne nous y trompons pas, ici point de bavure mais le résultat d’une communication du ministère de l’intérieur présentant le Flash-ball comme non létal, les policiers se sentent invulnérables en utilisant cette arme.
Aux premières blessures, suivent les premiers procès mais la justice acquitte ou ne prononce que du sursis. Les policiers agissent dans l’exercice de leur fonction et dans le respect des procédures, rien de plus vrai.

Et puis vinrent Villiers-le-Bel et ses émeutes. Tout allait bien dans le meilleur des mondes pour les flics et le Flash-ball avant ses affrontements. Seulement voilà, ceux que la police mutile comprennent vite qu’à plus de vingt mètres cette arme ne leur sert plus à rien, les opposants à la police ne l’approchent plus et l’attirent vers eux, dans les quartiers, là où les flics entrent la peur au ventre, ces endroits qu’on leur décrit comme l’enfer.
Les nuits de Villiers-le-Bel, les policiers les vivent très mal, entre véritable opposition et fantasmes racistes issus de leur formation policière, ils ne veulent plus les revivre et se plaignent de leur Flash-ball et de sa faible portée.
Leurs plaintes remontent très vite au ministère, et la France délaisse Verney-Carron pour Brügger & Thomet, l’armurier suisse propose un lanceur de balle de défense à canon simple ne produisant pas de détonation, il pèse deux kilogrammes et mesure 60 centimètres, doté d’une crosse repliable. B&T le présente comme plus précis que le Flash-ball, il est surtout bien plus violent, sa portée de 50 mètres le classe dans les armes de première catégorie quand son aîné se situe dans la quatrième.

Encore une fois, les essais se réalisent sur le terrain. Cette fois, la nouvelle arme crèvera l’œil d’un gosse de 17 ans, participant à une manifestation de lycéens à Nantes. Une commission considérée "de déontologie" s’interrogera dans son avis, simplement consultatif (comprendre : complètement inutile), sur "la compatibilité de l’usage d’une telle arme dans le cadre d’une manifestation qui implique une proximité des manifestants et de la police et leur grande mobilité". A Marseille, en 2010, le comportement policier trouve une fin encore plus tragique, la blessure devient meurtre. Un homme de 40 ans reçoit un Flash-ball en pleine cage thoracique, la puissance du choc entraîne une crise cardiaque, il décède quelques heures plus tard. A Mayotte, en 2011, le Flash-Ball tue un enfant de 9 ans. En 2012, à Montpellier, la BAC exportera cette arme dans les stades, cette fois elle crève l’œil d’un ultra montpelliérain.
Les blessures pleuvent et il semble très difficile de toutes les recenser tant elles sont nombreuses, rien que Wikipédia, encyclopédie non militante, recense près d’une vingtaine de cas.

Les indignations précèdent les "avis", les tribunes dans la presse répondent aux procès. Le Flash-ball "Super Pro" 44 mm et le lanceur de Balle de Défense 40 mm Brügger & Thomet reste, à ce jour, les armes préférées des forces de l’ordre lors des opérations de maintien de l’ordre.

Le Taser

Cependant, l’utilisation du Taser augmente. En France, les autorités se servent du Taser X26.
Cette arme de 4ème catégorie se présente sous la forme d’un pistolet de 175 grammes. Il envoie deux dards de 5 centimètres de long à une vitesse de 50 mètres par secondes. Ces dards, reliés au pistolet par des fils, se plantent dans le corps et délivre alors une décharge de 50 000 volts et 80 ondes de 2 milliampère et de 0.07 joule. Sa portée maximale atteint 7,60 mètres. Il peut également être utilisé comme arme de poing ou arme dissuasive. En effet, ce mode d’utilisation consiste à faire en sorte que la personne visée puisse visualiser le point rouge du désignateur laser sur lui, cette cible s’accompagne souvent du bruit de l’arc électrique afin d’accentuer l’effet dissuasif..

Au moment de la décharge, pouvant être multipliée à souhait, le système nerveux se paralyse complètement pendant cinq secondes. S’en suit une douleur aiguë que les Nations Unies qualifient de "forme de torture" dans plusieurs rapports entre 2007 et 2010. D’ailleurs, le règlement européen numéro 1236/2005 du 27 juin 2005 le classe dans les armes potentielles de torture.

Le Taser arrive en France grâce à Dominique de Villepin en 2004. D’abord testé par le RAID et la BAC, il va armer toute la police nationale à partir d’août 2006. Encore une fois sa généralisation vient de Nicolas Sarkozy qui en tant que ministre de l’Intérieur commande 3 800 Taser.
Les autorités elles-mêmes hésitent souvent à l’utiliser. Ce fut le cas en France. En 2008, le gouvernement Fillon souhaite élargir son utilisation à la police municipale. Le conseil d’État annulera cette décision en 2009. Mais le 26 mai 2010, un décret de François Fillon fait fi de cette annulation et décide d’autoriser les mairies à équiper leur police municipal de Taser.
Cette arme se trouve également entre les mains des ERIS, les équipes spéciales d’intervention dans les prisons. Très peu d’information sur l’utilisation de cette arme derrière les barreaux, hormis certains témoignages effrayants de détenus.

En 2013, 26 420 militaires avaient suivi une formation à l’usage du Taser et 4 083 policiers, ils l’ont utilisé, respectivement, 629 (488 en 2009) et 442 fois (288 en 2010). La formation ressemble à celle sur le Flash-Ball, douze heures sur deux jours sur des cibles fixes, renouvelable tous les trente-six mois. Les militaires ont droit à quatre heures de plus et des séances d’entraînement régulières.
Les directives conseillent l’usage du Taser « prioritairement lorsque le fonctionnaire de police se trouve dans une situation de légitime-défense de soi-même ou d’autrui », évidemment le policier se retrouve seul juge de cette légitime défense que le terme "prioritairement" élargit à souhait. Il leur est interdit de viser la tête, de tirer en cas de risque d’incendie et en présence d’enfant. Les policiers ont également interdiction d’utiliser le Taser sur une personne au volant d’un véhicule en mouvement. Une telle arme avec une si faible formation et un cadre d’utilisation aussi large ne pouvait qu’entraîner des victimes

Parmi celles-ci, de nombreux brûlés par les dards, blessés dans leur chute, des arrêts cardiaques et là aussi des morts.
Un cas en particulier peut témoigner à lui seul à la fois de la violence policière, et du système qu’il y a derrière. Celui de Mamadou Marega, un malien de 38 ans décédé après l’usage du Taser. La police intervient, le 29 novembre 2010, à son domicile. Quelques minutes plus tard, Mamadou meurt. Que s’est-il passé ? Les médias présentent très vite Mamadou comme un "sans papier", un "clandestin", permettant de le déshumaniser. Il a reçu deux coup de Taser puis a été victime d’une attaque cardiaque, l’autopsie doit révéler s’il y a un lien.
En fait, la police arrête Mamadou, lui passe les menottes et lui attache les pieds, le traîne dans l’ascenseur, le gaze une puis deux fois en lui assénant plusieurs coups de matraque, Mamadou ne se calme pas (qui se calmerait en vrai ?) alors on le tase, deux fois ! On retrouvera du sang dans ses poumons. Évidemment, aucun policier ne sera condamné et quelques semaines après ce drame, les médias auront beau jeu de s’interroger sur l’utilisation du Taser, ils ont bien assuré la tranquillité du travail de la police et justice.

Mamadou ne restera pas le seul à mourir du Taser. Loïc Louise à La Ferté Saint Aubin mourra après un tir de 17 secondes en novembre 2013. Encore en septembre 2014, un homme mourrait de la même manière à Paris. Officiellement, quatre personnes sont décédées du Taser en France.

Encore une fois, parler de bavure constituerait une erreur d’analyse. En amont, dans la formation, dans les instructions, dans la description des lieux, les policiers reçoivent un cadre d’intervention, duquel ils ne sortent pas vraiment lorsqu’ils tuent des personnes. Les policiers ayant tué Mamadou agissent de manière particulièrement violente mais comme le soulignera le juge, rien ne dépasse le cadre légal. En aval, tout un système, on l’a vu, vient en protection de ces policiers. Il n’y a pas de bavure en France mais bien un système de violence industrialisé. Il est important d’en prendre conscience dans l’analyse de la police française et de la critique qu’on y amène.

Les gaz

Historiquement, les lacrymogènes apparaissent en France en 1912. En collaboration entre la police, l’institut Pasteur et le laboratoire municipale, le premier gaz lacrymogène, le bromacétate d’éthyle, est utilisé dans l’assaut contre "La bande à Bonnot" à Choisy-le-Roi, puis son utilisation est généralisé en 1913 contre les manifestants. Entre 1913 et 1939, la brigade des gaz intervient dans le maintien de l’ordre, gestion des foules et des forcenés retranchés. Depuis, l’utilisation de gaz est une tradition dans la gestion des foules en France, sifflant souvent le coup d’envoi des émeutes entre manifestants et policiers.
La police française utilisent principalement deux sortes différentes de gaz, l’OC et le CS.

L’OC (Oléoréside de Capsicum) se fabrique à base de poivre de Cayenne, mélange huileux comprenant une centaine de composants. Il s’agit d’un produit assez faible, les effets disparaissent en moyenne au bout d’un quart d’heure.
Ce composé se retrouvant surtout dans les bombes aérosols individuelles. Il libère une substance appelée P, un neuropeptide (secrétée par les neurones) augmentant la perméabilité vasculaire, des secrétions des muqueuses, un bronchospasmes, et un ensemble de perturbations hormonales et des cellules, qu’on ne va pas développer ici.
Un problème corrélable à l’utilisation de bombes aérosols se trouvent dans les solvants (eau, alcool, etc.) et propulseurs (dioxyde de carbone, azote, etc.) qui peuvent engendrer des difficultés sanitaires.
Lorsqu’une personne reçoit ce gaz, elle subit d’abord une violente brûlure au niveau des yeux puis des problèmes respiratoires en raison de l’attaque que subit les muqueuses, les yeux, le nez, la gorge, les poumons souffrent. Un risque faible, mais existant, d’oedème pulmonaire et d’arrêt respiratoire et des nausées et vomissements peuvent survenir en cas de forte inhalation.

Le CS (Orthochlorobenzylidène malonotrile) est le gaz lacrymogène par excellence. Les polices du monde entier l’utilise pour la gestion des foules en raison de sa faible toxicité.
La police envoie du CS grâce à des lanceurs qui propulsent, à une portée de 50 à 200 mètres, des sortes de canettes aérosols qui diffusent une fumée. Là aussi les effets sur le corps sont multiples, respiratoires : irritation des muqueuses, et donc des poumons, gorges irrités toux, oculaires : brûlures des yeux, larmoiements, conjonctivite et parfois d’autres complications pour des personnes fragiles des yeux, ainsi que nausées et même vomissements.
Le CS étant un gaz très persistant il s’accroche aux vêtements et sa demi-vie est de 110 heures (en revenant de manif, asseyez-vous dans le métro et observez les yeux des autres passagers qui n’étaient pourtant pas à la manif). De même, sur le sol, par temps secs, le CS reste plusieurs heures, voire plusieurs jours. Les personnes habitant près des zones où la police gazent se plaignent souvent de cette persistance.

La police utilisent en abondance ces gaz, vraiment non-létales (sauf pour les bébés et personnes âgées). Notamment lors des affrontements dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, les policiers se retrouvant dans un contexte inédit, (grandes surfaces naturels et vents dissipant le gaz) multipliaient les tirs de lacrymogènes pour compenser ces problèmes.
En France, aucun décès ne semble lié à l’utilisation de gaz, cependant d’innombrables hospitalisation ont eu lieu. L’une des plus médiatiques est celle d’un lycéen ayant entraîné une grève des professeurs. Lors d’un blocage d’un lycée de Saint-Ouen, en soutien à Léonarda (lycéenne expulsée de France), un policier utilisa une bombe aérosol lacrymogène face à des lycées, l’un d’eux du être hospitalisé.

Les grenades

L’utilisation des grenades découle du décret 2011-795 du 30 juin 2011 qui autorise les grenades lacrymogènes instantanées (GLI F4), les grenades OF F1, les grenades instantanées et les grenades à main de désencerclement.
Si les lanceurs sont des armes de 4ème catégorie, les grenades se rangent en 1ère catégorie (armes de guerre). Les dérives et les non-respects de la règle de la part des forces de l’ordre dans l’utilisation de ces armes sont légion, il s’agit des munitions pour lesquels existe la plus grande différence entre la loi et le terrain. Ainsi, ce descriptif concerne surtout ce qui est "officiel", face à la police de nombreux manifestants ont un vécu différent.

Les lanceurs

Il existe deux types de lanceurs, très similaires : le Cougar et le Chouka (version compacte pour un usage d’autodéfense renforcée). L’un pesant plus de 3 kilos, l’autre moins de 2, tous les deux ont une portée de 5 à 200 mètres, le Cougar mesure le double du Chouka.

Grenades lacrymogènes

La principale se nomme CM6 (SAE 610) et contient 6 palets de gaz lacrymogènes CS d’une durée d’émission de 30 secondes. Elle mesure 20 cm et pèse 350 grammes, avec les palets.
Il existe aussi la PLMP 7C (MP7) qui se constitue de 7 palets diffuseurs de lacrymogènes. La mise à feu au lancement, par Cougar, provoque la combustion du mélange lacrymogène, qui, monté en pression, entraîne l’ouverture de la grenade relâchant les 7 palets. La MP7 existe en version commando pour une utilisation manuelle.
Ces grenades doivent être lancées en cloche afin d’exploser en l’air, le tir tendu est prohibé. Bien sûr, dans les faits de nombreuses personnes subissent des blessures en raison de ces tirs tendus ou de l’explosion de la grenade, leur charge explosive étant trop faible pour produire de lourds dégâts, les blessures restent légères.

Grenades lacrymogènes à effets sonores

La GLI F4 (SAE 810) est la version explosive de la CM6. Elle en a toutes les caractéristiques, auxquelles il faut ajouter une charge explosive libérant un effet sonore et un choc très intense, supérieur à 160 décibels.
Cette fois-ci, les blessures s’avèrent plus violentes en raison de l’explosion. A Notre-Dame-des-Landes, par exemple, un homme a été atteint de surdité brutale après la perforation de son tympans, cette blessure se produit régulièrement avec ces grenades.

Grenades de désencerclement

Son nom officiel est le Dispositif Ballistique de Dispersion, SAE 440, également appelé Dispositif Manuel de Protection. Il s’agit d’une grenade de 248 grammes lancé à la main, contenant 18 projectiles en caoutchouc, parfois des débris de métal, de 9.3 grammes chacun. A l’explosion, elle émet une explosion de 160 décibels et libèrent ses projectiles à une force de 80 joules dans toutes les directions sur un rayon de 15 mètres.

Elle doit être lancée en cas d’autodéfense avérée et non dans le contrôle de la foule. Évidemment, sur le terrain, encore une fois, ça ne se passe pas du tout comme ça.
Cette arme blesse énormément. Ces projectiles entre dans la peau, les yeux, mutiles les nerfs et les muscles, se logent parfois dans les os et dans des endroits inaccessibles. Les personnes ayant été à Notre-Dame-des-Landes la connaissent très bien, les flics aussi, puisqu’à Saint-Astier, leur camp d’entrainement à la guerilla urbaine, les accidents avec cette grenade sont très courants. (Sheh...)

Grenades offensives et instantannées
Les grenades offensives sont des grenades explosives assourdissantes avec une puissante explosion dégageant un souffle impressionnant, elles n’ont aucun composant lacrymogène ni projectiles.
Elle s’appelle OF F1, est une arme de 4éme catégorie (arme de défense) et contrairement à son nom, elle sert de dernier recours, en théorie son utilisation est purement défensive.
Encore une fois dans les faits existe une différence énorme entre loi et pratique, cette vidéo le prouve parfaitement :
https://www.youtube.com/watch?v=9n4BWYNcFrk

C’est cette arme qui a tué Rémi Fraisse, qui avait déjà tué Vital Michalon en 1977.
Seuls les gendarmes possèdent cette grenade, elle doit être exclusivement lancée à la main, dans des endroits dépourvus de manifestants. Depuis 2010, les gendarmes ont utilisé, officiellement, cette grenade à 453 reprises, 104 fois à Notre-Dame-des-Landes et 43 fois à Sivens. 91 grenades OF F1 ont été utilisé à Mayotte en 2011 lors des manifestations contre la vie chère.

Lors de la nuit où Rémi Fraisse est décédé, l’IGPN a rencensé le tir de 237 grenades
lacrymogènes (dont 33 à main), 38 grenades GLI F4 (dont 8 à main) et 23 grenades offensives F1 (dont 1 qui a tué Rémi Fraisse), ainsi que de 41 balles de défense avec lanceur de 40 x 46mm. L’IGPN a également conclut qu’il fallait remettre en service cette grenade, dont l’utilisation est pour l’instant suspendu.

Un dispositif de terreur pour les populations, de prospérité pour les armuriers

Les forces de l’ordre françaises disposent d’un arsenal plutôt élargi en matière de létalité réduite. Le principal argument avancé tient en la réduction du nombre de morts par la police. Entre 2000 et 2010, au moins 130 personnes ont été tuées après leur rencontre avec des policiers. Ces armes ne servent pas à réduire le bilan humain mais bien à alourdir le bilan psychologique.
Les blessures de ces armes changent des vies, marquent les esprits. Elles installent une peur dans les quartiers et les zones d’affrontement avec la police.

De plus, l’élaboration de ces joujoux a permis à un bon nombre d’entreprise de profiter de contrats florissants. Ce sera l’objet de notre troisième et dernier volet



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