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Justice pour Théo : des milliers de personnes devant le TGI de Bobigny

Un grand rassemblement devant le TGI de Bobigny contre les violences policières et la justice pour Théo. Le rendez-vous a rassemblé de 3000 à 5000 personnes et de nombreux affrontements ont répondu à la provocation policière. Pendant plusieurs heures, les tirs de flashball, grenades et charges ont tenté de réprimer les manifestants déterminés et mobiles. De nombreux blessés sont malheureusement à déplorer. La rage est intacte.

Les quatre policiers accusés d’avoir frappé et violé avec une matraque Théo, un jeune homme de 22 ans d’Aulnay, en banlieue parisienne, ont été suspendus de leurs fonctions et mis en examen. Mais un seul l’est encore pour viol en réunion, les trois autres accusations ayant été requalifiées en violences volontaires.

Une manifestation de plusieurs centaines d’habitants du quartier populaire de la Rose des Vents, où s’est produite l’agression, s’est déroulée lundi 6 février. Aux cris de « Justice pour Théo », des mères du quartier, en tête de cortège, exprimaient leur colère : « On étouffe ici. Comment nos enfants vont continuer à vivre avec ça ? ». « Ça », c’est cette agression particulièrement barbare et humiliante. Et c’est aussi la conscience que l’attitude provocatrice de la police dans les quartiers populaires n’a rien d’exceptionnel.

Le racisme, les provocations, les contrôles répétés, les humiliations, voire la violence des policiers y font partie du quotidien. Certes, tous ne se conduisent pas en voyous racistes, mais les discours des politiciens, attisant la haine contre les immigrés ou ciblant les jeunes des quartiers populaires comme autant de délinquants, participent à donner aux policiers le sentiment qu’ils peuvent tout se permettre. La visite que Hollande a faite au chevet de Théo est bien peu de chose en face de l’attitude de l’État.

Les policiers agresseurs font partie de la BST, brigade spécialisée de terrain. Censées être des brigades de proximité, elles ont été armées et équipées sous le gouvernement Sarkozy, en 2010, pour se spécialiser dans l’intervention dans les quartiers difficiles. « Pour eux, être sur le terrain ça veut dire se comporter comme des cow-boys au milieu des Indiens », explique un jeune du quartier, qui travaille dans un collège du secteur et qui poursuit : « Ce n’est pas seulement l’attitude de la police, c’est l’absence de boulot, l’absence de justice qui fait qu’il n’y a pas d’égalité. »

La famille de Théo exige la justice pour le jeune homme, toujours hospitalisé après avoir été opéré suite aux blessures infligées par le policier. Elle peut compter sur la solidarité des habitants du quartier et au-delà.


P.-S.

Retrouvez le suivi de ce rassemblement, ainsi que d’autres articles sur ce sujet sur Paris-luttes.info


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