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En marche pour la connerie !

Le 25 janvier 2015, aura lieu à Paris, comme tous les ans, la Marche pour la vie, un rassemblement réactionnaire contre l’avortement, et cette année, axée contre l’euthanasie.

La marche pour la vie

On se souvient des commandos anti-IVG des années 90, qui avaient cessé après le passage en prison de Xavier Dor ou encore des manifestations "pour la vie" organisées par Christine Boutin ou l’association Renaissance Catholique. Ce n’est toutefois qu’en 2005 que le mouvement anti-avortement français s’est réellement structuré grâce au collectif "30ans, ça suffit", depuis devenu "En marche pour la vie."

Bien que ce collectif se réclame apolitique et aconfessionnel, un rapide coup d’œil aux associations qui le composent ou simplement à ses positions politiques suffit à confirmer ce qu’on peut penser, "En marche pour la vie" est principalement catholique et de droite réactionnaire.

Leur but principal est d’informer le grand public sur l’avortement, de faire du lobbying politique contre l’avortement et d’organiser des prières de rue ou leur "Marche pour la vie" annuelle.

Grand rassemblement national, qu’ils présentent contre le "dérèglement bioéthique" et pour "rappeler que le principe du respect de la vie humaine fonde notre civilisation."

Ce respect de la vie humaine qui les avait conduit en 2013 à annuler la "Marche pour la vie" au profit de la "Manif pour tous", opposée au mariage homosexuel, ou alors en 2014 à défiler en jaune et rouge en soutien au gouvernement espagnol qui cherchait alors à durcir sa législation en matière d’avortement.

Cependant, cette année, l’appel ne se concentre pas autant que d’habitude sur la lutte contre l’avortement. Effectivement, pour eux, cette année, il est question de se battre contre une possible légalisation de l’euthanasie.

Bien sur, on est encore très loin de la légalisation mentionnée mais les récentes avancées juridiques dans l’affaire Vincent Lambert semblent leur avoir fait peur.

Vincent Lambert

Vincent Lambert est actuellement dans un "état de conscience minimal" dans un hôpital de Reims et ce depuis un accident de la route survenu en 2008. Alors que la femme de Vincent et une partie de ses frères et sœurs sont d’accord pour le "laisser mourir", ses parents et deux de ses frères et sœurs usent de tous les recours possibles pour le maintenir en vie coûte que coûte.

Une situation qui, envenimée par les journalistes et l’ultra-droite catholique française va déchirer la famille. Conduisant les frères et sœurs de Vincent Lambert à créer un site, www.vlambert.fr, afin d’informer sur la situation de leur frère alors au milieu d’une "affaire médiatique" :

Dès le début de ce qui va devenir « l’affaire Vincent Lambert », certains membres de notre famille ont choisi de faire jouer leur réseau ultraconservateur de « journalistes ». Très orientés et missionnés à défendre la « vie » coûte que coûte et quel qu’en soit le prix, ces nervis de la pensée unique ont planté le décor d’un épisode médiatique au long cours.

« Défendre la vie » : qui serait contre a priori ? Quoi de plus universel et de plus partagé que la vie ? Cette question s’est naturellement posée à la France entière lorsque mon neveu a normalisé la médiatisation et donné la parole à l’autre « camp ». Il a sensibilisé énergiquement tous les médias pour défendre son oncle en permettant à chacun d’entre nous de nous exprimer avec notre sensibilité. Les journalistes « professionnels » se sont emparé de la question pour en faire une « affaire ». L’appétit de certains d’entre eux a muté en goût pour le sensationnel : une grande famille divisée en deux camps qui se déchirent autour d’un proche à coups de scandales, de révélations secrètes… qui accompagnent la problématique de la fin de vie.

Qu’en est-il à Reims ?

À Reims, cette collusion en réseaux réactionnaires et journalistes peut quasiment être personnifié par la personne organisant le versant local de "La marche pour la vie."

En effet, sur la carte des bus pour la marche, on peut retrouver les contacts permettant de se joindre au défilé parisien. Aucune surprise donc, à Reims de retrouver le nom d’Antoine Pardessus.

Cet ancien journaliste à l’Union, spécialisé dans les articles polémiques sur la gauche ou l’extrême gauche avait quitté le journal pour se permettre une meilleure couverture de l’élection municipale locale en 2014 sur un blog. Un acte journalistique en forme de militantisme donc, dont l’information aura été une campagne en faveur des candidats UMP Vautrin et Robinet, quand ce n’était pas un soutien éhonté aux idées des candidats de l’extrême-droite.

Un militantisme qui pour Antoine Pardessus va encore plus loin puisqu’on a pu le retrouver derrière un micro pour "défendre la famille", soit plus exactement attaquer les homosexuel-le-s, sur RCF. L’une de ses émissions se faisant tout simplement la voix de Civitas, association à l’initiative de la "Manif pour tous."

Rien d’étonnant quand on connait l’engagement d’Antoine Pardessus et son habitude à le faire transparaitre dans son métier...



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