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15 septembre : Tour de France des manifs de rentrée

Retour sur les manifestations du 15 septembre, dans la région et en France. De Paris à Lyon, de Rouen à Saint-Étienne, en passant même par Reims, les cortèges de rentrée ont apporté leur lots de surprises réjouissantes. Même si les porcs en bleu ont encore eu la main lourde (soutien à tous et toutes les blessé-e-s par la police d’hier et d’aujourd’hui !)

Dans la région :

- A Reims, la mobilisation a été fidèle à ce qu’on pouvait attendre : environ 250 personnes, 150 selon la police, 500 selon la CGT (!). Sur un parcours ennuyeux, les permanent-e-s syndicaux et les habitué-e-s des manifestations (quand on ne dépose pas de préavis de grève, on ne peut pas s’attendre à autres choses) ont défilé jusqu’à un batiment que la CGT appelle "le MEDEF", en réalité le centre des entreprises. Le parcours officiel s’arrêtait là.
Devant cette mascarade, une trentaine de personne a décidé de continuer le parcours en déambulation sauvage à travers les petites rues du centre-ville puis de bloquer quelques temps le rond-point Cérès avant de regagner la Maison des Syndicats. Au cri de "Grève, blocage, manif sauvage" et "Merci El-Khomri, en grève je vis ma vie !", les manifestant-e-s ont semble-t-il apprécié ce petit moment hors parcours syndical, si rare dans notre ville, le tout sans aucun policier.

- A Montmirail, une trentaine de personne ont défilé sur la départementale, provoquant des ralentissements.

- A Laon, ce sont plus de 100 personnes qui ont manifesté, encadré par un hallucinant dispositif policier. Autant à Saint-Quentin.

- A Troyes, 250 personnes se sont réunies.

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250 personnes à Troyes rassemblées place Jean Jaurès avant de défiler dans la ville

Ailleurs en France :

- A Paris, près de 40 000 personnes ont bravé les conditions encore une fois délirantes d’accès à la manifestation à Bastille. De nombreux exemples de tentatives, plus ou moins réussies, de refus de fouilles fleurissent un peu partout. La police semble avoir été encore plus violente que lors des quatre derniers mois (oui, c’est possible !). De nombreux blessés sont à signaler notamment aux yeux (risque de perte d’un œil) et au ventre (tir tendu dans l’estomac).
Côté manifestants, certains restaient encore à l’heure d’été et avaient prévu un petits barbec de poulet, de nombreuses bombes incendiaires et autres Molotov ont répondu aux flashballs et lacyrmo, ce qui nous a valu l’image de la journée, reprise en boucle par les médias. On ne va pas bouder notre plaisir devant ces images, mais pendant ce temps, nous n’oublions pas que les blessé-e-s graves sont encore et toujours dans nos rangs.
Un récit plus complet, ici
Le matin, une action de blocage d’Amazon a eu lieu dans le 18é.

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Blocage d’Amazon à Paris 18é, le 15 au matin

- A Rennes, manifestation animée, entre départ en sauvage, blocage de fac, gazage et tags, il s’agissait d’un échauffement avant un second rendez-vous le 22 septembre.

- A Toulouse, 5 000 personnes sur un parcours banal. La fin de manif a donné lieu à un déchaînement des flics. Saisissant le prétexte d’une tentative de départ en sauvage, ils ont interpellés 5 personnes avant de gazer et contrôler l’identité de tout un groupe (État d’urgence oblige..)

- A Tours, la manif a réuni 1 500 personnes. Une partie d’entre eux s’est ensuite rendue à la Fac pour y tenir une AG, malgré l’interdiction de la préfecture.

- A Saint-Étienne, les manifestant-e-s ont terminé le défilé sur un feu de joie en cramant des pancartes symbole de qu’il y a à détruire : esclavage salarial, sexisme & patriarcat, nucléaire & technocratie, racisme...

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Sainté met le feu !

- A Marseille, un cortège de tête s’était élancé en avance pour rejoindre la manif principale. Environ 250 personnes déterminées s’y retrouvent. L’arrivée de la police entraine un mouvement de foule qui se transforme en départ en manif sauvage. La BAC procède à des arrestations, puis le gros des troupes tente d’aller à la fac avant de se retrouver au comico soutenir les camarades arrêté-e-s.
Un compte-rendu plus détaillé, ici

- A Montpellier, les flics ont violemment matraqué les gens et utilisé des gaz lacrymogènes sur la place du Peyrou. Un rassemblement a eu lieu devant le commissariat pour aller soutenir les personnes arrêtées.

- A Lyon, 5 000 personnes en manif. Grosse pression policière, aucun flic ne portait son matricule, présence d’un hélico, la préfecture s’était donné les moyens de gâcher la fête. Les 10 arrestations ont réussi en partie cet objectif, mais les gens sont tout de même resté plusieurs heures place Bellecour après la fin de la manif, pour profiter notamment du buffet de la CGT.
Compte-rendu heure par heure accompagné de nombreuse photos, sur Rebellyon

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A Lyon.

- A Rouen, la permanence des Républicains s’est faite fumer

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Rencontre entre une permanence Les Républicains et des manifestant-e-s à Rouen

- A Grenoble, 5 000 personnes ont participé à un défilé festif. Une manif sauvage est partie à la fin de l’officielle. Ça finit en nasse, et une personne est blessée sérieusement.
Plus de détail, ici

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Beau cortège de tête à Grenoble !

- A Belfort, 2 000 personnes manifestaient dans un climat tendu par l’annonce de la fermeture du site d’Alstom. Il y a présence de nombreu-ses-x ouvrièr-e-s de la région, notamment de PSA Sochaux. La manifestation se dirige vers la salle du Conseil Municipal après un détour devant Alstom. La réunion se tend face aux élus (étonnant, non ?) et une motion est adopté pour la sauvegarde du site.

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Les employé-e-s d’Alstom ont envahi le conseil municipal de Belfort

- A Strasbourg, la manifestation commençait un peu plus tôt que prévu. En effet, une syndiquée CGT passait en procès pour avoir tenté de s’interposer lors de l’interpellation d’une manifestante le 9 avril. Un milliers de personne étaient présentes lors du défilé.



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